mercredi 8 septembre 2010

Une théière

Juste pour le fun, j'ai fait une petite théière en 5 minutes. Bon, elle est déjà très grosse pour les amateurs de micropapercraft...


lundi 6 septembre 2010

Tatebankos (立版古) et impression

Les tatebankos (立版古) étaient reproduits comme les estampes, par impression d'une gravure sur bois. Il existait donc autant de bloc de bois gravés que de couleurs sur l'estampe (enfin pas toujours, car parfois il est possible de faire cohabiter plusieurs couleurs sur un même bois).

 En 1765, Suzuki Harunobu, un célèbre artiste peintre, invente un procédé d'impression sur bois qui permet de reproduire un grand nombre de couleur, au lieu des 2 ou 3 couleurs possibles jusque là. Cette nouvelle technique donnera naissance aux "estampes de brocard" d'une grande richesse de couleur. Les tatebankos profiteront eux-aussi de cette innovation technique.

A partir de cette époque, vont coexister des tatebankos de  belle impression et des tatebankos plus rustiques, destiné à un public moins exigeant.

Ce tatebanko, par exemple, n'a pas bénéficié d'une très bonne impression à l'origine. Les traits noirs ne sont pas nets, les couleurs débordent largement de leur cadre.



J'ai donc entrepris de lui redonner une seconde jeunesse. A vrai dire, il s'agit plus d'une reproduction que d'une restauration.







C'est un travail de longue haleine car je dois reprendre tout le dessin, récupérer les couleurs et les textures pour préserver l'aspect estampe ancienne.

dimanche 5 septembre 2010

Animaux menacés et papercrafts...

Je vais interrompre un instant mes posts sur les tatebankos pour vous parler de papercrafts... Comme c'est original !

Oui mais attention, il s'agit d'un livre. Un livre qui traite des animaux menacés d'extinction, il décrit une vingtaine d'espèces, et qui, en plus, propose des planches pour faire les papercrafts de ces animaux. Franchement, c'est un livre plutôt bien fait, édité par Tutti Fruti et son auteur est Patrick Pasques.

Patrick Pasques ? Patrick Pasques... Ah !!! Mais c'est moi !! Et c'est mon livre à moi que j'ai fait que je tiens entre les mains !! Mazette !! C'est pour ça que j'étais si content d'écrire ce post ! Tout s'explique pour peu qu'on réfléchisse quelques instants...

Donc en avant première (car à l'heure qu'il est, 11h15, il n'est pas encore en librairie, mais cela ne saurait tarder plus que quelques jours...), je vous présente quelques visuels du nouvel-imprimé, la couverture, le sommaire et les pages sur le tigre :









Moi content...

vendredi 3 septembre 2010

Tatebankos (立版古) et acteur

Certains tatebankos (立版古), par leur thème et leur complexité, devaient s'adresser à un public d'esthètes. Cette estampe de Utawaga Toyokuni (1769-1825, également appelé Ichitosai Toyokuni) montre un acteur de kabuki en train de contempler un tatebanko qui représente une scène de la légende de la princesse Orihime (織姫, la princesse tisserande) et du bouvier. Dès leur première rencontre, ils tombèrent éperdument amoureux l'un de l'autre. Las, leur idylle fût de courte durée, Irrité par des broutilles Tentei, le père d'Orihime, sépara les amoureux par une rivière infranchissable. Mais, touché par les larmes de sa fille, il leur permet généreusement de se rencontrer une fois par an.
Un cruel drame sentimental...


J'ignore s'il existe encore la moindre trace du tatebanko figuré sur l'estampe. Je gage que non. Dommage !

J'ai donc décidé de recréer moi-même ce tatebanko disparu, ou tout au moins d'en faire un qui pourrait lui ressembler. J'ai récupéré les couleurs et les textures de l'estampe comme base esthétique. Le plus difficile a été de recréer les volumes car, si vous observez bien l'estampe, les volumes ne sont pas cohérents. De même, l'illustration n'est pas cohérente avec le tatebanko. J'ai donc dû faire des choix et prendre partie...

Petit clin d'oeil, j'ai accroché à l'intérieur de la bâtisse, une reproduction de l'estampe originale.
Pour vous donner une meilleure idée de l'échelle, le métier à tisser de la princesse mesure à peine plus d'un centimètre. C'est donc un petit tatebanko !









jeudi 2 septembre 2010

Tatebankos (立版古) et sanctuaire

Ce tatebanko créé en 1882 par Utagawa Yoshifuji (1828-1887), représente un sanctuaire portatif d'une divinité du panthéon shintoïste qui était utilisé durant les festivals d'été.

Il est intéressant car il s'apparente plus à un véritable modèle réduit qu'à un diorama.





Pour être franc, c'est le premier des tatebankos que j'ai monté et j'ai un peu été à la peine pour comprendre comment faire... 
Il faut dire que les indications de montage sont souvent assez rudimentaires sur les tatebankos (surtout si on ne lit pas le japonais, et même dans ce cas). Il faut rechercher les éventuels petits symboles qui traînent parfois ça et là, mais surtout s'aider de la vue générale finale présente sur quasiment toutes les planches.

Voici une vue de la planche originale avec, entre les 4 roues, la "petite" vue générale.




mercredi 1 septembre 2010

Tatebankos (立版古) et sumo

Les thèmes illustrés par les tatebankos (立版古) comportent presque toujours une dimension mythologique. Ce tatebanko réalisé par Konobu I (補助小信, appelé plus tard Hasegawa Sadanobu ou sadanobu II, 1848-1935) semble une exception à cette généralité.

L'artiste a choisi de représenter une scène représentant des lutteurs sumo (相撲). Petite précision, ces derniers ne sont jamais appelés sumotoris au japon (sauf les débutants). On les appelle rikishi (力士, professionnels de la force). Mais, avec le sumo, on n'est pas bien loin de la mythologie. C'est la victoire du dieu Katemikazuchi sur Kateminakata en combat de sumo qui est à l'origine de la nation japonaise et l'installation de la famille impériale.

Les rikishis sont représentés au cours de la cérémonie d'entrée sur le ring (cérémonie appelée do-hyo-iri), les plus gradés entrant en premier. Les 8 sumos représentés sont des lutteurs ayant vraiment existé (leur nom est écrit sur leurs tabliers).